Vecteurs viraux

Vecteurs adéno-associés

Les vecteurs adéno-associés (AAV) sont des vecteurs non-intégratifs et ils sont, généralement utilisés pour le transfert de gène dans du tissu non-réplicatif – thérapie génique in vivo. Douze différents sérotypes d’AAV d’origine primates ont été décrits à ce jour : ces sérotypes sont caractérisés par des tropismes tissulaires différents, certains étant par exemple optimaux pour le transfert de gène dans le muscle (AAV8, AAV9) et d’autres pour cibler la rétine (AAV4, AAV2). Le choix du sérotype dépend donc avant tout du tissu à traiter et seulement ensuite de la technologie de production et de purification à mettre en place. Actuellement, le consortium travaille au développement et à la production des vecteurs de sérotypes suivants : AAV2, AAV4, AAV8, AAV9, mais en fonction des besoins pour des projets cliniques, d’autres sérotypes pourront éventuellement être ajoutés à cette liste.

Vecteurs lentiviraux

Les vecteurs lentiviraux (LV) sont des vecteurs intégratifs et peuvent donc être utilisés pour le transfert de gène dans des cellules souches, et des progéniteurs du système hématopoïétique. Aujourd’hui, à une exception près, ces vecteurs sont essentiellement utilisés pour la thérapie génique, dite ex vivo, ce qui signifie que les cellules cibles sont mises en culture, transduites par l’intermédiaire de vecteurs lentiviraux puis réinjectées chez le patient, après avoir effectué des tests de contrôles de qualité exhaustifs. Parmi les avantages de ces vecteurs, nous retrouvons leur capacité d’intégration, leur profil moins dangereux comparé aux vecteurs rétroviraux dérivés du virus de la leucémie murine et leur efficacité d’une manière générale. Leur seul inconvénient est la difficulté à les produire en grandes quantités car la méthode de production est toujours basée sur la transfection des cellules adhérentes à l’aide de plasmides (culture en flasque ou boite de pétri,…).

Bien que ces vecteurs dérivent du virus de l’immunodéficience humaine de type-1, ils ont été modifiés jusqu’à être non-pathogènes pour le patient et après transduction des cellules, seul le transgène transféré est exprimé dans les cellules transduites.

Adénovirus recombinants

Les adénovirus recombinants (rAV) sont des vecteurs efficaces en transfert de gène, capables de transduire efficacement des cellules quiescentes ou en division in vivo ou in vitro  . Ces vecteurs non-intégratifs sont caractérisés par une expression transitoire du transgène dans les tissus ciblés et par une capacité à transduire un grand nombre de type cellulaire (large tropisme). Ces propriétés font des adénovirus recombinants des vecteurs de choix pour le traitement des cancers par thérapie génique. Ainsi, depuis les années 1990, des centaines d’essais cliniques ont été, ou sont menés, avec des vecteurs adénoviraux dans plusieurs types de cancers : cancer de la prostate, du poumon, de la tête et du cou, hépatocarcinome,…

Par ailleurs, outre ses propriétés thérapeutiques potentielles, l’adénovirus est également utilisé comme réactif dans les procédés de production des vecteurs AAV en apportant dans la cellule productrice les fonctions auxiliaires indispensables à la réplication et à la transcription du génome de l’AAV.

Le Consortium développe un procédé de production d’Adénovirus recombinant humain de sérotype 5 à grande échelle en bioréacteur à lit-fixe qui permettra, à la fois de générer des lots cliniques d’Adénovirus, et des banques virales indispensables à la fabrication des lots d’AAV.